[INTERVIEW] Les Éditions Faute de frappe

Âmes (et estomacs) sensibles : s’abstenir. Chez Faute de Frappe, on ne fait pas dans la dentelle. Rencontre avec un éditeur indépendant lillois qui fait plus dans l'hémoglobine et les tripes

Ecosystème du livre
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[INTERVIEW] Les Éditions Faute de frappe

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26/2/2025
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7 min
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Âmes (et estomacs) sensibles : s’abstenir. Chez Faute de Frappe, on ne fait pas dans la dentelle. Plutôt dans l’hémoglobine et les tripes. Basée à Lille, cette maison d’édition indépendante avance à la machette sur les territoires de l’horreur en littérature. Thriller, horreur, érotisme, macabre : l’esprit des « séries B » cultes infuse cette  démarche éditoriale inhabituelle. Romans, recueils de nouvelles, essais et romans jeunesse se déroulant spécialement dans la région Hauts-de-France voisinent au sein d’un catalogue en permanente évolution. Un régal pour les fanas de slashers, limaces tueuses, zombies voraces et autres réjouissances pop. 

Je suis éditeur

Parce que j’aime l’idée de transformer le rêve de quelqu’un d’autre en réalité.

Comment êtes-vous devenu éditeur ? 

Après 20 romans publiés et 6 éditeurs en tant qu’auteur, j’ai juste voulu vérifier l’adage : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. » Résultat, 6 ans plus tard je n’écris plus mais je m’occupe de défendre le boulot des autres, et ça me convient très bien. 

Comment définiriez-vous la ligne éditoriale de votre maison ? 

Une louche de Thriller et quelques pincées de Jeunesse dans une grosse marmite Horrifique. 

Pourquoi vous êtes spécialisé dans le « mauvais genre », thriller et horreur en tête ? 

Parce que je suis un mauvais garçon :) 

Blague à part, les genres respectables sont déjà très bien représentés par les grandes maisons et les élites littéraires, alors je suis allé voir ailleurs, selon mes envies. Et puis, on se marre plus dans les bas-fonds que dans les boudoirs. 

On raconte de tout sur les sélections de manuscrits, comment les lisez-vous ? Comment choisissez-vous vos auteur·rice·s ? 

Faute de frappe a un comité de lecture pour effectuer un premier tri. Ensuite, je découvre les rescapés et en élimine les trois quarts. Puis je contacte les auteurs, et souvent ça en supprime encore un paquet… Et enfin, lorsque la qualité littéraire rencontre la qualité humaine, je croise les doigts pour avoir déniché une pépite. 

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce métier ? 

Le salaire. Non, je plaisante. On va dire un subtil mélange de tout ce que j’ai déjà dit plus haut… 

Quel est le livre que vous rêveriez d’éditer et de publier ? 

Le prochain ! 

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