Chronique. Et la guerre est finie

Goncourt 2021 de la nouvelle, Shmuel T Meyer possède un sens très particulier de l’écriture.

Chronique. Et la guerre est finie

Date
8/10/2021
Lecture
Partage
Tags
No items found.

Goncourt 2021 de la nouvelle, Shmuel T Meyer possède un sens très particulier de l’écriture. Ses nouvelles, sortes d’instantanés aux angles et messages très différents, ne ressemblent à aucunes autres, à aucun autre style. La trilogie lauréate, qui rassemble trois de ses principaux recueils, « The great American disaster », « Kibboutz » et « Les grands express Européens », se déroule sur trois continents, tous marqués par la seconde Guerre Mondiale et ses conséquences, traversés par des personnages en pleine errance, blessés eux aussi par la Guerre, la solitude, l’exil, mais aussi portés par le voyage, l’ailleurs, la rencontre. Si Shmuel T Meyer ne badine pas avec le poids de la violence, de ce qu’il reste après les guerres, il n’en oublie pas pour autant de draper son style et son regard d’un humour délicat, d’une poésie inattendue et d’une retenue tout en élégance. Cours, ciselés, ses textes brillent par leur construction et leur sens de la chute. Shmuel T Meyer n’écrit pas des nouvelles, il taille des pierres précieuses. Editions Metropolis.

-> À lire pour prolonger la chronique :  l'interview de Marie Hasse, directrice des Editions Metropolis

Articles récents

4/5/2024
[INTERVIEW] François Annycke : " La solution est dans le collectif"

Les 21 et 22 février 2024, l'interprofession du secteur de l'édition s'est rassemblée à Boulogne-sur-Mer à l'initiative de l'Agence Régionale du Livre et de la Lecture des Hauts-de-Fance. Au programme, deux jours d'échanges, rencontres et ateliers afin de questionner les pratiques, les méthodes, et l'avenir commun. 

Liste de lecture : Evasion intersidérale

Deux recueils de nouvelles et un roman pour s’évader très loin. Enfin, loin… Dans des mondes imaginaires qui nous rappellent le nôtre, souvent pour le pire.

[INTERVIEW] Dana Grigorcea : "Le monde est rempli de vampires"

Si vous pensiez tout savoir du célèbre Vlad Dracula, c’est que vous n’avez pas encore ouvert ce roman hybride, où vampires, communisme et capitalisme voisinent avec quiproquos et humour.